Il y a des livres qui commencent par une idée.
Et puis il y a ceux qui commencent par un frémissement.
Un besoin confus, presque silencieux, qui insiste.
Ce livre est né comme ça.
Au départ, je n’avais pas tout à fait les mots.
J’avais des sensations, des scènes, des visages, des émotions en vrac.
Et surtout cette envie — pas encore très claire — de transmettre quelque chose.
Pas une leçon. Pas une morale.
Plutôt une vibration. Une manière d’habiter le monde.
L’écriture : un chemin, pas une ligne droite
Écrire, ce n’est jamais juste écrire.
C’est se déposer. Se confronter. Parfois se retenir.
Parfois s’oublier.
Il y a eu des jours fluides, où les phrases semblaient m’attendre.
Et d’autres où chaque mot pesait trop lourd.
Des moments de doute — à quoi bon ? —
et des moments de certitude très brève — oui, c’est exactement ça.
L’écriture remue parce qu’elle oblige à regarder.
À faire de la place à ce qui déborde, à ce qui résiste, à ce qui tremble encore.
On croit raconter une histoire…
et on se découvre en train de se raconter soi, un peu, malgré soi.
La transmission : une évidence… qui ne l’est pas toujours
Transmettre n’a pas été immédiat.
Au début, il fallait surtout écrire pour comprendre, pour trier, pour respirer.
La transmission est venue plus tard.
Quand j’ai accepté que ce texte ne m’appartienne plus tout à fait.
Qu’il puisse être lu autrement que je ne l’avais imaginé.
Qu’il fasse écho à d’autres histoires, d’autres silences, d’autres blessures ou joies.
Transmettre, c’est lâcher le contrôle.
C’est faire confiance aux mots pour trouver leur chemin.
C’est accepter que chacun y prenne ce dont il a besoin —
et laisse le reste.
L’aboutissement : un mélange d’émotions impossibles à trier
Et puis un jour, le livre existe.
Il est là. Concret. Réel.
On peut le tenir entre ses mains.
À ce moment précis, tout se mélange.
La fierté. La gratitude. La vulnérabilité.
La peur aussi — forcément.
Et une forme de vertige : ça y est, c’est sorti de moi.
Ce n’est pas une fin.
C’est une naissance.
Un livre, une fois publié, ne nous appartient plus vraiment.
Il va vivre ailleurs.
Dans d’autres salons, d’autres sacs, d’autres moments de vie.
Écrire pour relier
Si j’ai écrit ce livre, c’est sans doute pour ça.
Pour relier.
Les émotions entre elles.
Les histoires entre elles.
Les gens, peut-être.
Parce que je crois profondément que les mots comptent.
Qu’ils consolent parfois.
Qu’ils éclairent souvent.
Et qu’ils peuvent, à leur façon discrète, participer au bonheur —
quand il est fait maison, fragile, imparfait, mais sincère.
Merci à celles et ceux qui ouvriront ce livre.
Merci de lui offrir un peu de votre temps, de votre attention, de votre cœur.
L’histoire continue maintenant… avec vous.
Mon premier livre est peut être encore dans cet entre-deux: trop à moi pour être pour vous. Mais il représente le début de ma construction en tant qu’auteure!

Et celui-là, édité par les éditions Maia. Le process est abouti, il est pour vous, j’ai coupé le cordon…


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